Un jeu de suites très populaire en Russie : les 9 ouvrent les quatre couleurs, puis les cartes voisines prolongent les rangées. Le premier qui n'a plus de cartes gagne, mais attention : chaque carte que vous posez peut aider vos adversaires !
But du jeu: Être le premier à poser toutes les cartes de sa main dans les rangées de la table.
On joue de 2 à 6 joueurs avec un jeu de 36 cartes (du 6 à l'as dans les quatre couleurs). Tout le paquet est distribué, une carte à la fois : il n'y a pas de pioche. À 5 joueurs, le premier joueur de la table reçoit 8 cartes et les autres 7 ; dans les autres cas, les mains sont égales.
Celui qui a le 9 de carreau (9♦) commence et doit le poser au centre de la table. Le jeu se poursuit dans le sens des aiguilles d'une montre.
Chaque couleur forme sur la table sa propre rangée, construite autour de son 9 : 6 – 7 – 8 – 9 – 10 – V – D – R – A (valet, dame, roi, as). Une rangée s'allonge des deux côtés, mais l'as ne se raccorde pas au 6.
À son tour, on pose une carte : soit le 9 d'une couleur dont la rangée n'est pas encore ouverte (il l'ouvre), soit la carte voisine d'une extrémité d'une rangée ouverte, c'est-à-dire de valeur juste supérieure à sa plus haute carte ou juste inférieure à sa plus basse. Exemple : avec 8♦, 9♦ et 10♦ sur la table, on peut poser le 7♦ ou le valet de carreau (V♦).
Si vous avez au moins une carte jouable, vous devez en poser une, au choix parmi les cartes jouables. Si vous n'en avez aucune, vous passez : c'est automatique et le tour continue. On compte combien de fois chaque joueur a passé.
Une fois la partie lancée, un 9 que vous avez en main est toujours jouable : tant que vous en gardez un, vous n'avez jamais à passer.
La partie s'arrête dès que quelqu'un pose sa dernière carte : il l'emporte.
Les autres sont classés d'après le nombre de cartes qui leur restent : moins il y en a, mieux c'est. À nombre de cartes égal, on compare les points des cartes restantes (moins il y en a, mieux c'est) : as 11, roi 4, dame 3, valet 2, dix 10, les autres cartes valent leur numéro. Si les points sont égaux aussi, la place est partagée.
Avec cette option, le nombre de fois où l'on a passé compte dans le classement : à nombre de cartes égal, celui qui a le moins passé est mieux classé, et ce n'est qu'à égalité que l'on compare les points des cartes. Sans l'option, les passes sont comptées mais n'influencent pas le classement.
N'ouvrez une nouvelle couleur que si vous avez de quoi la poursuivre : poser un 9 permet à tous de jouer le 8 et le 10 voisins.
Si vous détenez la carte que vos adversaires attendent pour prolonger une rangée, vous les bloquez : quand vous avez d'autres coups, demandez-vous s'il ne vaut pas mieux ne pas la jouer tout de suite. Les as et les 6 n'ouvrent rien à personne : ce sont des coups sûrs quand il faut gagner du temps.
Surveillez ceux qui passent : un joueur qui passe n'avait à ce moment-là ni 9 ni carte voisine des extrémités des rangées.